Charité bien ordonnée Commence par soi-même…

•6 juillet 2009 • Un commentaire

Je me souviens très bien ce matin du mois de mars où mes collègues m’ont prévenue de la démission du directeur du C.H.U de Caen. J’ai été très surprise à cette annonce, je me suis interrogée sur les raisons d’un départ précipité… Quel pouvait bien être la raison de cette démission ?

Très vite, la rumeur a circulé : des dépenses excessives dans un logement de fonction. Pas de preuve, juste la rumeur de plus en plus insistante. Et le titre d’un bouquin : « Le livre noir des Hôpitaux ». La rumeur qui courait ce jour là, c’était la dépense improbable de plus 800 000 euros. Je n’osais y croire, vu que tous les jours au sein de mon service on nous rabâchait le gouffre financier des hôpitaux et surtout de celui de ce C.H.U qui s’élevait à plus de 20 millions d’euros. Il me semblait impossible qu’on puisse engager de telles sommes alors que nous, personnels soignants on nous demandait toujours de « travailler plus, avec moins » vu que il n’ y a pas d’argent pour remplacer le personnel soignant en congés que ce soit maladie ou autre …

Pourtant, cette rumeur s’est avérée être fondée. Les dépenses sont même supérieures à celles annoncées, l’enquête qui suit son cours annonce au moins le doublement de cette somme… Cela me laisse perplexe, dépenser sans compter pour des logements de fonctions !

Pourquoi et comment ? C’est à la justice de le dire et éventuellement de punir les coupables. Dans ce but, il y a quelques jours l’ex-directeur de ce C.H.U était placé en garde à vue. Moi, je m’étonne plutôt de cette facture de plus de 100 000 euros pour des travaux d’électricité. Oui, 100 000 euros d’électricité dans un logement à rénover. La vache, 100 000 euros ? J’aimerai bien voir le devis et savoir combien pouvait coûter les câbles à changer… Et voir aussi les autres devis. Ma modeste maison à moi ne vaut même pas le prix de cette facture d’électricité.

Bref, aujourd’hui, avec le recul et la période estivale qui débute, les vacances à remplacer et pas de personnel, les obligations pour certains de mes collègues de ne prendre que 15 jours sur l’été, je me suis amusée à faire ce calcul :

- une infirmière X au bord de la retraite coûte 54 000 euros toutes charges incluses annuellement. (Ne me demande pas pourquoi je l’ai choisi à l’âge de la retraite, je crois que je suis tellement fatiguée certains jours que je prie d’être bientôt à la retraite…) donc 1 600 000 divisé par 54 000 cela fait 29 infirmières. Donc 29 nouvelles infirmières embauchées sur un an ou une infirmière embauchée pendant 29 ans. A vous de faire le choix… Avec les dépenses engagées, on pourrait à l’aise partir en vacances et récupérer nos heures supplémentaires, c’est certain.

Mais, ce n’est pas mon choix et pourtant, j’aimerai bien. Mais j’ai bien conscience que cet argent, c’est de l’argent public. C’est donc le mien, et le votre aussi. Le déficit de ce CHU qui risque de se monter à  28 millions cette année, c’est vous et moi qui le rembourserons. Encore une fois, c’est encore le contribuable qui mettra la main à la poche pour éponger les dettes crées par d’autres.

Priez, mes chers lecteurs, que j’ai tort. A défaut, commencez à économiser pour rembourser.

Merci Sand

•18 juin 2009 • 2 commentaires

Allez savoir pourquoi en ce moment mon balladeur Mp3 me le diffuse en bloc, prémonition?

La vidéo du Vendredi 11

•16 juin 2009 • 2 commentaires


Parce qu’en ce moment j’ai envie de chanter ce morceau tous les jours…

Réflexion

•15 juin 2009 • Comments Off

Dimanche soir entre amis comme tant d’autres, zapping bref sur nos chaines nationales et ce petit bout de phrase sur M6 je crois: “Les bisexuels c’est des gens comme tout le monde sauf qu’ils kiffent plus de trucs de culs…” Désolé si ce ne sont pas les mots exacts j’étais pas forcément concentrée hier soir mais pour l’idée générale je crois que je la retransmet plutôt bien.
J’ai adoré ce petit bout de phrase qui défini assez bien la réalité. Des gens comme tout le monde oui! Je suis assez choquée que l’on regarde d’un air douteux, hostile ou perplexe, rarement complice ceux qui affirment leurs préférences sexuelles. On devrait tous être libres d’aimer quelque soit le sexe.
Voilà c’était ma réflexion du jour.

Ps: j’ai bien conscience de ne pas faire avancer le débat, je voulais juste saluer une phrase entendue et que j’ai bien aimé.

Bérangère

•13 juin 2009 • 4 commentaires

Je n’aime pas la voir pleurer. Comme à chaque fois, je suis prise au dépourvu par ses larmes. Alors je m’approche d’elle. Et comme toujours, je la serre dans mes bras. Cet instant-là est magique. J’aime ce moment où elle n’appartient qu’à moi et où sa chef ne semble plus une menace pour elle. La connasse n’existe plus une fois blottie dans mes bras. J’aime la sentir contre moi, dommage que je ne puisse le faire qu’à ces occasions précises. Elle ne sait rien du désir qui me brûle lorsque je suis à ses cotés.

Je suis là contre son corps et  elle se love dans mes bras. Je suis heureuse, frustrée mais heureuse. Je sens son parfum doux et sucré, je respire sa chaleur. Sa poitrine se soulève contre mon corps. Elle est douce comme jamais ce soir. Sa nuisette et sa peau dévêtue accentuent cette agréable sensation. Je perçois sa peau sous mes mains. Sans m’en rendre compte mes doigts se mettent à glisser sur le tissu. Ils se déplacent doucement. Avec une extrême lenteur. Comme si j’attendais une réaction de sa part. Elle ne bouge pas, pourtant je ne me lasse pas de faire osciller mes doigts sur ce tissu soyeux. J’entends toujours le bruit discret de ses larmes glissant sur ses joues.

Je décale ma tête : je la regarde pleurer. Elle rayonne malgré le mascara qui dégouline. Ses yeux bleus et rieurs, son sourire et son nez en trompette : tout chez elle m’affole. Je la regarde et malgré la peur qu’elle ne me repousse, mes lèvres se rapprochent de sa peau délicate. Je l’embrasse timidement sur les joues, un peu naïvement. Candide et fragile, elle se laisse faire. J’essuie de ma bouche les traces de son chagrin jusqu’à effleurer la sienne. Je la caresse du bout des lèvres, délicatement dans un premier temps. Puis la fougue m’emporte : j’ai attendu ce moment si longtemps. Je l’embrasse pour la toute première fois. Sa langue joue avec la mienne. Elle ne m’a pas repoussée. C’est un délice, un instant magique que je voudrais faire durer éternellement. Alors mes mains quittent sa peau satinée pour frôler ses joues tandis que mes doigts s’accrochent dans ses cheveux chocolat ondulés.

Avec un peu plus d’aisance, mes lèvres glissent sur sa peau et s’aventurent sur sa peau laiteuse. Je veux goûter d’autres régions de son corps. Mes baisers se font légers et s’envolent dans le creux de son cou dégagé. Son parfum m’enivre, je la respire. Le désir rend mes mains plus habiles et plus coquines, je les ballade sur sa peau et sur son déshabillé. Pendant qu’elle reste immobile, je glisse une première main sous son vêtement transparent. L’autre de mes mains fait glisser les bretelles du tissu qui empêche ma bouche de déguster encore plus de sa peau veloutée. Je découvre alors la tiédeur de sa peau, son grain fin et sensible. Je parcours avec envie ses rondeurs. Elle ne dit rien mais ne me repousse toujours pas. Ma bouche s’empare alors d’un de ses seins libérés pendant que mon autre main caresse avec passion son téton libre. Je joue avec les deux mamelons érigés, je laisse ma langue et mon envie s’exprimer. Je la mordille un peu, elle frémit. Depuis quelques instants, j’ai perçu son excitation et même si elle reste passive, ses gémissements sont une invitation à poursuivre. Pouvoir la goûter et lui donner du plaisir m’excite moi aussi au maximum. Je ne me suis jamais sentie aussi humide et chaude. Un peu comme si je brûlais de l’intérieur… Elle m’a mis en feu et je rêve de l’enflammer à mon tour.

De ma langue, je décide donc de partir à la conquête de son sexe qu’il me tarde de découvrir. J’abandonne son sein érigé et tendu, je descends doucement sur sa peau. Je parcours le chemin vers son sexe. Sous l’intensité des caresses et de son envie, son corps se plie à mes désirs et elle s’allonge sur le lit s’offrant à moi en ingénue. Je me redresse et m’accroupis devant son sexe offert. Je prends le temps de savourer son odeur, le mélange sucré et musqué qui se dégage de sa chatte. Mes doigts caressent doucement son mont de Vénus avant de devenir plus intrusifs et de conquérir l’espace libéré par ses cuisses. D’un doigt, je glisse entre ses lèvres à la recherche de son clitoris. Ses gémissements me laisse penser qu’elle attend ce moment depuis un moment. Je la caresse, titille doucement son clitoris; j’alterne de légers frôlements et des plus brusques, je la pénètre et reviens stimuler encore son bouton. J’écoute ses réactions, les gémissements et frissons de son corps à chaque provocation de mes doigts.

L’envie de la dévorer devient de plus en plus oppressante : ma langue vient donc se mêler aux réjouissances. Je prend mon temps : à tour de rôle conquérante puis sage, libertine voire vicieuse puis pudibonde… À ces caresses, ces frôlements se joignent mes doigts qui visitent et assaillent son sexe avec autant d’imagination. Elle gémit et laisse enfin son corps s’exprimer sans réserve. Ses mains se sont agrippées à mes cheveux, j’aime sentir et entendre son plaisir s’exprimer. Je ne l’imaginais pas si expressive, sa bouche me susurre son plaisir et ses envies. Elle m’électrise. Je laisse ses mots guider mes caresses, je veux la faire jouir et surtout l’entendre jouir. Mon imagination à ce moment n’a d’égal que la force de ses gémissements. L’orgasme lui arrache des mots vulgaires de la bouche pendant que son corps se met à trembler secoué par de légers soubresauts.

Je me glisse à ses cotés et la laisse doucement récupérer. Je me blottis contre elle. Je l’admire, l’orgasme a effacé ses signes de tristesse et de fatigue. Elle est magnifique et me sourit. Je sais à présent que cet instant n’était que le prémices d’une longue série. Je lui souris aussi.

Brèves D’ ascenceurs 2

•8 juin 2009 • 6 commentaires

Bosser dans un CHU a des avantages et des inconvénients. Le petit moment de grâce de mes journées c’est toujours l’ascenseur. 22 étages et toujours du temps pour écouter des brides de conversation.

Aujourd’hui et en direct live ( enfin presque), un beau jeune homme que je pense dans la trentaine débutante monte avec moi (on est seuls! ce qui est statistiquement improbable) et s’adresse à moi:

” Je crois que le U de CHU c’est pour usine… c’est de la folie non?”  Moi toute troublée par son effrayante beauté, j’ose à peine à murmurer: ” c’est même pire que cela je crois…”  Il me sourit, la porte s’ouvre et il s’en va…

Vivement mon prochain voyage en ascenseur…

Attente sans fin…

•2 juin 2009 • Comments Off

« Toute façon, c’est toujours la même chose ici, on attend toujours… C’est pas des urgences ou quoi ? » Voici un extrait édulcoré, expression de la colère d’une maman. Colère justifiée par une attente trop longue à son humble avis.

Attente que, moi aussi – en tant que professionnelle de santé – je trouve trop longue. Dans l’absolu, je voudrais pouvoir répondre à chaque demande aussi vite qu’il m’est possible de le faire. Laisser attendre des enfants dans des locaux exigus ne m’amuse pas et me choque à chaque fois.

Mais, il y a – hélas – un mais. Si moi je le veux, hélas, je ne peux pas car mon travail ne dépend pas que de moi, j’ai des impératifs.

Laisse-moi t’expliquer : dans mon unité, tu sonnes et j’arrive.

Là, j’ai la casquette d’infirmière d’accueil. Je commence d’abord par un interrogatoire sur le motif de ta consultation, je dois – en un temps réduit – juger si cela relève d’une urgence vitale ou non (oui, je sais que pour tout le monde quand on vient aux urgences c’est forcément pas pour son bon plaisir, mais entre une déshydratation sévère sur tableau de gastro-entérite et une constipation moi je suis dans l’obligation de prioriser !) puis il faut, en plus, que je gère de l’administratif comme ton identité et tes documents attestant de ta couverture sociale. Et c’est du temps de moins pour faire autre chose mais comme nous sommes dans un système de santé comptable je dois le faire pour que survive ce service d’urgence où tu patientes et qui ne reçoit les deniers de l’état que s’il a de l’activité…

Après avoir réglé ces données, je deviens infirmière coordinatrice : je te cherche une salle d’examen pour t’installer ou une salle de réanimation si ton état s’avère relever de l’urgence réelle. Chose qui va se compliquer puisque les salles chez moi ne sont pas extensibles, donc tu risques de patienter là sur le brancard ou dans le couloir sur un fauteuil. Pardon, j’aimerais que tu sois bien installé mais l’affluence ne me le permet pas toujours.

Passé ce cap de la place, je prend tes constantes – entre deux quand même j’ai pris soin de prévenir le pédiatre et l’interne de mon unité – mais eux-aussi je ne peux les doubler à volonté donc tu vas devoir attendre que l’un d’eux se libère de ses consultations en cours pour être ausculté…

Un bilan sanguin et j’accours. Une radiographie ? Me voilà à la merci d’un manipulateur radio qui a lui aussi des contraintes car il n’attend pas que mes appels. Il participe à la prise en charge des urgences adultes et des autres services. Il est tout seul pour son service dès 18 heures alors… entre le scanner du patient de réanimation qui a une aggravation de son état neurologique et la photographie de ta constipation, il nous fait attendre nous et surtout toi… Dans ton malheur, j’ai oublié de te dire que j’ai déjà pas mal de retard pour l’application de la crème Emla® qui a anesthésié l’endroit où je vais devoir te piquer. Oui, je l’ai mise dès que tu es arrivé alors, bah, pendant qu’on attend la radio je te pique. Là par contre, j’ai besoin d’aide alors faut que ma collègue aide-soignante se libère pour m’aider à poser la voie d’abord veineuse parce que tout enfant que tu es, tu vis et t’as pas envie que je te perfuse. Vu qu’on n’est que deux pour tout le service, tandis que nous sommes avec toi, les autres patientent aussi. Ton papa et ta maman sont là, à côté de toi, pendant ce temps. On te chante des chansons. J’essaie sur ce temps d’être là, présente rien que pour toi.

La radio se fait, le bilan est prélevé ! Faudra un peu moins d’une heure pour récupérer les résultats. Bref, trois heures déjà pour toi. Heures que moi je n’aurais pas vu passer parce que je cours tout le temps pour gérer l’affluence, la gestion des demandes des médecins et des examens. Mais, je ne t’ai pas oublié, t’es là aussi dans mes pensées, sur le tableau de planification et sur mon cahier de passages.

Tu reverras le médecin ensuite ; une fois que j’aurais regroupé tous les éléments et en fonction, tu pourras – ou non – retourner chez toi. Après bien sûr au minimum 3 heures de délai, au maximum plus de x heures… C’est inadmissible je le concède. Et rien que de le savoir, je suis choquée.

Là où je vais te faire peut-être hurler, c’est que malgré toute ma bonne volonté je n’ai que deux jambes et deux mains et que si tu hurles sur moi, à part me faire perdre du temps tu ne gagnes rien. Moi non plus d’ailleurs. A part de l’amertume et une petite dose de ras le bol !

Parce que ce jour là, après avoir passé 8 heures dans mon unité et avoir vu 25 passages dans ma journée, ma direction a annoncé à la réunion de mon service qu’on va me supprimer ma collègue aide-soignante. La seule qui m’aidait dans mon travail, qui le rendait plus humain, moins robotisé !

Là, tu vois, tes insultes que je comprends très bien, je sais pas mais elles aggravent mon malaise et j’ai bien envie de la brûler ma tenue et de plus jamais revenir bosser…

La Vidéo du Vendredi 10

•1 juin 2009 • Comments Off

Brèves D’ascenceurs

•20 mai 2009 • 4 commentaires

Bosser dans un CHU a des avantages et des inconvénients. Le petit moment de grâce de mes journées c’est toujours l’ascenseur. 22 étages et toujours du temps pour écouter des brides de conversation.

Aujourd’hui grand embarrée lyrique de Gazoman, dcem 3: “trop cool, j’arrive, je prend l’aiguille et vlan la mamie, les gazs sont faits! Je suis Gazoman les gars”. Rires de ses confrères agglutinés contre lui.

Traduction pour les néophytes: un pauvre étudiant en médecine de troisième année se prend pour Dieu et s’entraine sur des dames agées à réaliser des gazs du sang. Chose qui lui semble très drôle, anodine et sans conséquences.

Je hais ce comportement déjà inscrit chez cet apprenti docteur, je hais cette façon d’ignorer dans son discours la patiente et encore plus sa douleur car l’acte réalisé est un soin très douloureux. Je sais aujourd’hui plus que jamais pourquoi j’ai bien fait de ne pas faire médecine.

Vivement mon prochain voyage en ascenceur.

La confession du Lundi…

•18 mai 2009 • Comments Off

C’est le nouvel homme de ma vie… Enfin, presque. C’est au moins l’homme avec lequel je passe une bonne partie de mes nuits. Je viens à peine de le rencontrer mais je suis complètement sous son charme. Je suis dingue de lui. A chaque fin d’épisode, je regarde mon réveil et je me dit toujours ” allez encore un… Un tout petit dernier.” Il me faut donc une bonne dose de café le matin pour évacuer tout le sommeil en retard car j’ai toujours du mal à arrêter (j’aurais jamais du commencer aussi). Le générique me fait glousser de plaisir car comme une toxicomane je sais que ma dose va m’être offerte. Mais là ce soir, j’ai peur: je sais que c’est bientôt la fin. La saison trois est déjà bien entamée. C’est fini (enfin presque). Je veux la suite! J’ai en besoin vite…

Le premier qui dit que toutes les bonnes choses ont une fin, je le baffe. Je suis en manque grave et dangereuse. Presque autant que Dexter! ;)