Paname

•9 novembre 2009 • 5 commentaires

Je m’étais promise de ne plus y retourner. Je voulais uniquement profiter de ma présence à Paris pour découvrir de nouveaux quartiers. Celui de Montmartre pour commencer. Parce que jamais tu ne m’y as jamais emmenée. Probablement, parce que nous n’en n’avons pas eu le temps ou bien parce que je ne te l’ai jamais demandé. Je ne sais plus vraiment. Je voulais y aller, j’avais pris le plan et j’avais étudié bien attentivement les arrêts du métro. Mais, je suis passée trop près et l’envie ou plutôt l’espoir de te revoir a été plus fort que ma raison.

Je suis descendue. Et j’ai constaté que je n’ai pas perdu l’habitude de ces couloirs du métro;  ceux-là même où nous sommes si souvent embrassés, si souvent enlacés, si souvent désirés… Mais tu n’y étais pas. Le soleil a brouillé ma vue lorsque je suis revenue des sous-sols parisiens. J’ai retrouvé la rue, ses bruits et sa cacophonie. J’ai retrouvé l’arrêt et j’ai prié pour que tu y sois. Mais, le temps a tout effacé et tu ne m’y attendais pas.

 

Sans toi, j’ai continué. J’ai voulu retrouver ce jardin. Celui où nous nous sommes promenés main dans la main. Loin des autres, de leur regards et de leurs vies. Seuls au monde au cœur de Paris, seule maintenant je suis. Marcher sur nos pas me fait frémir et réaliser que jamais, je ne guérirai de toi. Je n’y arrive pas, je n’ai toujours pas envie. Te laisser même en souvenir, c’est te faire mourir une deuxième fois et je ne le veux pas. Alors, je me faufile dans la foule et remonte doucement vers la fontaine. Il fait très beau et presque chaud. Tout comme au cours de ce mois de Juillet passé dans tes bras. Il y a toujours autant de monde autour de moi et presque autant de passants. Mais, moi, je prends mon temps. Je te regarde sourire, merveilleux souvenir. Je te regarde surgir de mon passé.

 

Je me suis assise, sans vraiment m’en rendre compte. Émue encore probablement par cette rencontre imaginaire. Je l’ai tellement rêvé et ce moment magique est arrivé. Tu es là, toujours jeune et beau. Tu es là, au bord de l’eau. Comme dans mes souvenirs, toujours plaisantant de la pluie et du beau temps. Et, mes larmes ont commencé à te troubler. Puis dans un nuage d’humidité, tu as commencé à flotter.

Tu vas partir, tu vas t’enfuir et me laisser errer, une nouvelle fois l’âme désœuvrée. Chacune de mes visites me laisse sans voix. Cette fois, c’est promis: je m’y retournerais pas.

 

Impressions

•21 octobre 2009 • 6 commentaires

J’ai de nouveau du temps, le temps simple pour lire et découvrir.  Et, crois-moi, il m’a manqué ce temps! Ils m’ont manqué ces liens qui m’emmenaient vers les sites que j’affectionne tant. Et pourtant, m’éloigner de la toile et de son univers n’a pas eu que de mauvais effets secondaires. Bien au contraire, pour certains jours, je l’ai ressenti comme une bouffée d’oxygène, comme une libération à mes addictions.

Mes chemins et mes lectures m’ont amenés à rencontrer virtuellement des hommes et des femmes. Je considère certains d’entre eux comme des amis. Troublant d’ailleurs comme les liens ont été si faciles à créer, probablement protégés par l’anonymat de nos pseudonymes. Ces internautes par leurs passages réguliers ont appris à découvrir une partie de moi, celle probablement qui échappe à mes amis dans ma vraie vie. J’ai cloisonné volontairement cette existence virtuelle pour livrer sur ce blog les zones d’ombres de ma vie. Zones qui me rongeaient de l’intérieur, zones probablement source d’une autre des mes addictions. Sur ce temps d’absence, elles se sont de nouveau remplies. Mes cauchemars sont revenus me hanter et j’ai de nouveau dégusté au sens propre comme au figuré. M’absenter n’a pas été toujours bénéfique, écrire aurait pu apaiser ces angoisses et m’aider à relativiser. Mais, je n’ai pas su m’autoriser à écrire et à le dire. Probablement, parce que l’écrire c’était me l’avouer et qu’avouer c’était devoir assumer. Je ne suis pas encore prête à assumer, je ne sais pas si j’y arriverai un jour…

Sur ce temps, j’ai grandi. J’ai changé, muri plus probablement. Ma conception de la toile a évolué aussi. Je n’ai jamais cessé de l’espérer noire et blanche, j’ai découvert qu’elle était beaucoup plus tamisée et colorée. La toile est à son image, fugace et presque puérile sur certains des aspects que j’ai découverts cette année.

Pourtant, je ne regrette rien. J’ai même un petit plaisir né de cette toile. Les rencontres nées grâce à elle. Le premier café partagé avec un internaute dans le métro parisien est un moment que je n’oublierai jamais, je crois. Tout simplement, parce que passer du virtuel au réel est un moment terriblement angoissant et pourtant, si simple en soi. Je me souviens le retard accumulé par le train qui m’emmenait à Paris, le mal que j’avais eu à utiliser ma boite gmail avec mon portable, son sourire, le naturel avec lequel nous avons échangé dans les couloirs du métro. La situation pittoresque de cette première rencontre reste un merveilleux souvenir. Et puis, il y a Elle. Nous avions déjà échangé par téléphone. Elle m’avait soutenu dans un moment difficile l’année dernière. Nous nous sommes retrouvées au cœur de Paris pour déjeuner. Moment intense d’échanges, de confrontations d’idées et de projets. J’ai été troublée par une impression troublante : l’impression de la connaître depuis longtemps, de partager une partie de sa vie alors que physiquement il s’agissait que de notre première rencontre. Probablement, à cause de ses écrits, vraisemblablement à cause des ses billets que je lis toujours avec autant de plaisir ou à cause de la musique… Je ne sais pas, mais c’est aussi un temps merveilleux que j’ai gardé en moi. Très récemment, il y a aussi les verres de rhums partagés avec un autre internaute. Moment identique, sensation irréel de proximité de par les éléments livrés sur nos blogs respectifs et les échanges via gmail. Nos vies ne résument pourtant pas à nos blogs. Mais, grâce à eux, je connais certains d’entre eux et je ne suis pas dupe, je ne connais que la partie que ceux-ci livre d’eux. Tous nos écrits ne nous résument pas, non plus. Je me considère beaucoup plus complexe que ce que Millie publie. Certes, une bonne partie de ce que j’écris reflète une partie de moi mais je ne me réduis pas à Millie. Millie n’est qu’un morceau de moi, uniquement un morceau. Celui-ci que j’affectionne le plus, certes.

Il n’y pas que les échanges réels que je garderai de cette année. Non, cela serait trop réducteur. Il y a aussi d’autres internautes avec lesquels j’échange via ma boite mail ou par téléphone. Eux, aussi, ont une place privilégiée. Les liens via la petite lumière verte sont un des moments que j’aime. Les conseils, les fous rires sont des petites bulles d’oxygène dans ma vie. Des exutoires venus me libérer de contraintes, de moments plus difficiles…

Voilà, quelques notes, quelques impressions livrées… Image floue et incomplète de ce que j’ai traversé depuis quelque temps et qui parfois m’agace et à d’autres moments me fait du bien. La dualité de ma vie virtuelle, en bref et en raccourci.

La recherche du jour…

•18 octobre 2009 • 3 commentaires

A part quelques abonnés au flux de mon blog via leur netvibes ou autre gadget technologique que je ne maitrise pas du tout, les internautes ne s’égare chez moi que sur la base de demandes  vicieuses qui ont assurés pour un temps les billets: “Lost in Paradize 1 et 2“( Le brouillon du trois est toujours en attente, faute d’envie pour le rédiger). Parmi ces demandes, qui me font toujours sourire, s’ajoutent parfois d’autres plus sérieuses sur l’allaitement, le suicide, etc…

Aujourd’hui, c’est la requête d’un internaute qui m’a fait sourire: j’ai cliqué sur le lien qui m’avait conduit chez moi et j’ai trouvé ceci:

Photo trouvée ici

Comment vous dire le fou rire qui m’a gagnée lorsque j’ai trouvé ce joli travail fait au crochet probablement et associé à mon pseudonyme? Comment vous avouer l’association d’idées qu’à fait mon cerveau à la vue de cette petite chose rouge à laquelle j’ai voulu trouver une fonction? J’ai même pas honte d’être perverse…

Je te laisse regarder les autres photos que j’ai trouvée. J’ai retenu celles qui ressemblaient le plus à l’image que je me fais de Millie.

Image trouvée ici.

Image trouvée ici.

Image trouvée ici.

Image trouvée ici.

Image trouvée ici.

Je dois m’avouer très surprise du nombre d’images associées sur le net à ce pseudonyme, aucune de celles que j’ai choisi ne me reflètent vraiment mais elles se rapprochent de moi par certains aspects.  Et pour finir, un morceau de Millie Small avec un titre que j’affectionne tout particulièrement ( va savoir pourquoi!)…

La mort, c’est son métier.

•14 octobre 2009 • 10 commentaires

La mort, ce n’est pas mon métier. C’est le sien. D’ailleurs, elle le fait plutôt bien son job ! J’ai beau essayé de déjouer ses plans avec mes amis médecins ; le plus souvent, c’est elle qui gagne.

Elle, c’est la mort ou la Faucheuse souvent représentée vêtue sous une cape avec uniquement la peau sur les os (quand il y a de la peau d’ailleurs !) et une faux à la main. Dans la réalité, quand j’ai eu affaire avec elle, je ne l’ai jamais vraiment vu comme cela. Même pas aperçue dans les yeux de ceux qu’elle emportait avec elle.

Nous ne sommes pas amies, elle et moi… Ni ennemies. Juste deux adversaires qui avec des armes différents essayent chacune leurs tours de gagner la partie. Moi, simple infirmière, j’ai de la chance : souvent, y’a du monde à coté de moi pour déjouer les attaques de la grande dame (bah, oui je ne sais pas pourquoi mais la mort pour moi, c’est forcément une dame, grande, svelte et habillée de blanc… c’est plus joli le blanc, non ?). J’ai des collègues, des confrères, des seringues et un tas de médicaments sous la main pour réanimer le patient.

Je ne me souviens pas de tous les prénoms des enfants qu’elle a emmenés avec elle, mais leurs visages parfois reviennent dans mes rêves. Certaines situations ne pourront jamais plus s’effacer de ma mémoire. Les liens tissés avec les familles ou les enfants étaient trop important pour que le temps les efface de mon disque dur mais le souvenir est moins amer à chaque évocation. Chacune des visites pourtant ne m’apparaît pas toujours comme une défaite : elle apporte parfois soulagement et apaisement pour l’enfant et sa famille, elle peut même apaiser l’équipe qui a porté la vie jusque dans ses limites.

Toute cette introduction, pour t’avouer Public que je crois, aujourd’hui, qu’elle m’en veut cette folle dame. Trois semaines que je pense à ce film : « Destination Finale » et que je me pose cette question : – La mort veut elle m’éliminer ? Là, je suis sûr que toi, Public, tu commences à me croire folle et limite paranoïaque (ce qui est ton droit le plus strict, je le concède). Mais, je dois quand même t’avouer que certains éléments de ma vie privée et professionnelle sont à prendre en compte : trois semaines, trois temps de transport différents mais trois incidents qui aurait m’être fatal. Je résume les faits : – un pneu qui éclate sur une voie à vive allure, -la transmission de la voiture qui lâche sans donner de signes avant-coureurs, une collision accidentelle coté passager.

Trois événements, trois grosses frayeurs et trois énormes grosses factures… Malicieusement, trois événements qui ne m’ont laissé que des taux anormaux d’adrénaline (ce qui en soit aurait pu mettre fatal si mon cœur avait été plus fragile !). Mais, depuis je me pose plusieurs questions :

- La mort veut elle ma peau ? Et si oui, pourquoi ? Pour s’en faire en joli manteau avant l’hiver ?

- La mort participe t’elle au programme de relance de la crise économique (vu les factures) ? Est-elle en relation directe avec le ministre de la relance économique ? La mort a-t-elle des options chez mes amis garagistes ? Si oui, combien gagne-t-elle ? Puis-je renégocier les tarifs ?

Bref, que des questions et aucune réponse pour le moment. La mort doit être aphone ou moi, sourde à ses appels. Vivement mon prochain accrochage pour savoir si c’est elle ou moi qui l’emporte définitivement !

Vis ma vie de Grosse… (Episode 1)

•8 octobre 2009 • Commentaires Fermés

Bon, soyons honnête: je suis grosse. Grand dieu (ou plutôt énorme dieu), cela me fait même du bien de l’écrire. Mais, car il y a toujours un mais, être grosse ne présente pas que des avantages… C’est pour quoi, j’ai ,déjà, à de nombreuses reprises essayé de perdre du poids. Tentatives jamais perdues puisque je maîtrise plutôt bien la diététique, mais (bordel, encore un mais…) c’est à la phase de stabilisation du poids perdu où j’échoue, faute souvent à ma gourmandise et à une envie folle de nutella!

Aujourd’hui, date fatidique. Armée de cette envie de devenir seulement ronde, je décide de reprendre la surveillance de mon alimentation. Donc, ce matin, pleine de bonnes intentions je reprends en main et en bouche surtout mon petit déjeuner. Jusque là, tout va bien. Très bien même, trop bien d’ailleurs (et tu vas vite comprendre pourquoi…).

Repas du midi au self de mon usine:  Plat du jour proposé – saucisses frites ou boeuf bourguignon chou-fleur! J’ai souri en prenant l’assiette de frites dans les mains (je hais les choux-fleurs) en me résignant à l’idée de débuter le régime demain.

Vive les bonnes résolutions.

La vidéo du vendredi 12

•3 octobre 2009 • 3 commentaires

Découverte sur cette fréquence, je partage cette vidéo qui m’a fait plus que sourire…

Ah, la vilaine…

•21 septembre 2009 • 10 commentaires

J’écourte cette période de silence virtuel pour te donner, fidèle lecteur, ma vision de cette grippe A dont les médias et mon ministre de la santé n’arrête pas de nous rabâcher les oreilles.

Alors, elle en pense quoi la petite infirmière ?

En réalité, pas vraiment grand-chose. Habituée, à voir circuler sur les rapports médicaux les noms d’agents pathogènes, je dois avouer que j’ai eu du mal au début à prendre celui-ci au sérieux. Un nom de plus : grippe A (H1N1) pour un ensemble de symptômes qui ne donnent que des symptômes grippaux…

Une grippe, ok ! Une nouvelle grippe, tu crois? En réalité, non. Ce même virus (H1N1) a été impliqué dans la pandémie grippale de 1918 qui a décimé une partie de la population mondiale. Des estimations portent la population contaminée à  50 % de la population mondiale (soit à l’époque 1 milliard d’habitants), 60 à 100 millions de personnes en périrent. Cette souche de grippe A a tué plus d’êtres humains que la Première guerre Mondiale ou même que la peste noire… Et pourtant aujourd’hui, bien peu de nos livres d’histoire y font référence. Guillaume Apollinaire, un des mes auteurs préférés, est lui-aussi mort de grippe A en 1918.

Au regard de ces sombres années, on peut aujourd’hui se poser la question : – Risque ou pas avec cette grippe A ? Dépenses excessives ou non du gouvernement pour une simple « grippette  » comme peuvent le penser certains médias?

A mon simple niveau infirmier, je ne sais pas !

J’ai quand même un peu réfléchi à ce sujet : – je classerai ce virus comme potentiellement dangereux. Car, si aujourd’hui, la morbidité est importante, la mortalité semble faible.

Pourtant, au regard des chiffres de 1918, y’a de quoi être inquiets ! Aujourd’hui, rassures toi lecteur, il existe deux armes qui à l’époque aurait pu aider à sauver des vies. D’abord, les antibiotiques ! Mes amis antibiotiques, redoutables sur le risque de surinfection, mais inefficaces sur le virus en lui-même. Mais nous sommes sauvés : on a inventé les antiviraux. Ceux-ci sont notre véritable arme. Pourquoi ?

Tout simplement, car aujourd’hui, il n’y a quasiment pas de résistance à ces molécules de la part du virus. Ce traitement, s’il est prescrit selon les recommandations (DSG 20/07/2009), permet de réduire la durée même des symptômes si il est pris dans un délai très court après diagnostic de la maladie ainsi que de diminuer le portage viral nasal. Les antiviraux visent donc aussi à limiter la propagation.

La question médicale qui se pose : prescrire des antiviraux pour tout le monde ? N’étant pas médecin, je ne peux répondre à cette question. Cela dépasse mes compétences. Les populations à risque sont, bien sûr, pour moi, les prioritaires. Après, la prescription concerne uniquement le patient et son médecin traitant.

Sachez le : notre meilleure arme reste aujourd’hui l’hygiène. Pour ne pas tomber malade, il suffit de se protéger. Promouvoir, aujourd’hui, de simples gestes d’hygiène me semble capital.

En effet, ce virus ubiquitaire, très contagieux, est facilement transmis par la toux et les éternuements, par les mains et les objets. Promouvoir par des campagnes de pubs sur tout support médiatique le lavage des mains, c’est rompre cette chaine de transmission. Oui, je sais, vous allez tous me dire : « mais moi, mes mains, je les lave madame !!!!!» Ok, je viens bien te croire mais à l’échelle nationale, un petit rappel des règles élémentaires, c’est indispensable. Se laver les mains et surtout bien de laver les mains sauve des vies et surtout déjà la tienne. En plus, si tu échappe à la grippe A cette année (ce qui est hautement improbable quand même !) te laver les mains t’évitera peut-être l’épidémie de gastro-entérite ou une autre…

Sans rire, j’insiste aujourd’hui sur ce chapitre. En cas de pandémie (et au vu des chiffres aujourd’hui, on devra bientôt passer au stade 6), respect des règles suivantes : – limiter vos déplacements, pas de réunions publiques, pas de poignées de mains, pas de « bisous », portez des masques et lavez-vous les mains… Oui, oui, je suis parano et folle ; mais, cela tu le savais déjà !

Je sais que peu d’usines, peu de lieux de travail sont équipés d’endroits pour se laver les mains. Je sais aussi que les prix des solutions hydro-alcoolique sont exorbitants. Beaucoup d’école n’ont pas construites au tour de ces règles élémentaires d’hygiène. Je n’ai hélas pas de solution à ces réflexions. Mais, je sais  l’efficacité que représentent les règles d’hygiène. Au Mexique, après le renforcement des mesures d’hygiène hospitalière, il n’y a plus eu de contamination au personnel médical.

La grippe A, ou celle que tu veux d’ailleurs, tue. Certains n’auront pas tous des complications, d’autres ressentiront à peine les courbatures mais si on se protège tous (en se lavant les mains), vous serez plus nombreux à pourvoir continuer à lire mes conneries…

Sur ce discours alarmant, je vous laisse méditer, je vais me laver les mains.

Good Bye my lover…

•4 septembre 2009 • 5 commentaires

J’aurais aimé un mot, une lettre, un simple « je m’en vais ». Mais, je n’ai rien trouvé.

J’aurais aimé savoir et comprendre. Mais, tu ne m’as rien laissé.

J’aurais aimé ne pas ouvrir la porte et te chercher. J’aurais aimé ne pas entendre le silence. J’aurais aimé ne pas sentir dans celui-ci ton absence.

J’aurais aimé te retrouver là, où l’on s’était quittés. Te voir rire et me sourire. Mais, je n’ai trouvé que mes pas résonnant sur le carrelage, ma voix en écho répercutant ton absence. Je n’ai trouvé que des sensations : celle du froid qui m’a gagné, celle du doute qui m’a traversé.

Je ne sais plus quand mes larmes ont coulées. Je ne sais plus. Peut-être tout de suite après raccroché ou en ouvrant la porte.

Je ne voulais pas le croire, je ne voulais pas savoir.

Et alors, j’ai compris qu’il ne m’avait pas menti. J’ai su que tu étais, là-bas, étendu sur le sol; ton visage livide et le reste de ton corps à l’agonie.

J’aurais aimé…

Brèves d’Ascenceurs 3

•27 août 2009 • 2 commentaires

Bosser dans un CHU a des avantages et des inconvénients. Le petit moment de grâce de mes journées c’est toujours l’ascenseur. 22 étages et toujours du temps pour écouter des brides de conversation.

Entrée dans l’ascenseur, avec toujours l’esprit en vacances. Je réalise qu’il est bondé. Remplis uniquement par mes congénères préférés: des D.C.E.M.s… Une, plutôt jolie, est au milieu. Ses doubles gravitent autour d’elle comme des électrons. Ce noyau dur me laisse quand même me faufiler dans l’espace clos. J’écoute timidement les brides de conversations:

” – Il est beau et brésilien…” laisse s’échapper la version féminine des futurs docteurs en médecine avec un gloussement digne d’une fille. Réponse éloquente d’un des électrons qui doit rêver de fusion avec elle ” oui, les Brésiliens sont beaux puisque brésiliens…”

La porte s’est ouverte et ils sont tous sortis.

Je me suis dit à cet instant que les mecs sont foudroyants le matin quand ils réfléchissent et que la connerie affectionne bien aussi les apprentis médecins…

Premier Verre

•24 août 2009 • 7 commentaires

J’aime beaucoup ce bar antillais situé dans la rue saint Maur. On y trouve de très bons cocktails et il est situé à bonne distance de chez moi, afin de me permettre de chasser en toute impunité.

J’y vais souvent, au gré de mes envies. Ce soir là, j’avoue que c’est pour lui que j’y vais. Lui, je l’ai déjà remarqué à plusieurs reprises. J’ai même noté ses jours de présence et espère vraiment qu’il sera là dès que j’y entrerai car j’ai très envie de consommer aujourd’hui. Enfin, surtout de le consommer.

Mes vœux semblent s’exaucer. Il est là, mais pas seul visiblement. Avec des collègues, j’imagine. Cela m’ennuie mais je n’ai pas envie d’attendre pour passer à l’acte : mon emploi du temps est très chargé aujourd’hui. Je décide donc d’y aller au culot. Je commande deux planteurs et demande au serveur de bien vouloir lui en apporter un.

Depuis la table où je me suis assise, j’observe ses réactions. Le serveur parti, il se retourne et me dévisage un court instant. Ce qu’il voit doit lui plaire puisqu’il me sourit. Mais hélas pour moi, je ne le vois pas esquisser un seul mouvement pour me rejoindre. Je suis, je dois l’avouer, terriblement déçue. Moi qui, depuis plusieurs nuits, ne pense qu’à jouer avec lui, je ne sais à cet instant comment réagir.

Mais chassez mon naturel, il revient au galop. Je savoure quand même cet instant en profitant de la vue du corps de celui qui, sans le savoir, peuple nombre de mes fantasmes.

Je m’amuse donc en pensée à le soumettre à mes envies. Je regarde son dos sous sa chemisette de lin. Je pense à mes mains sur sa peau, parcourant ses muscles saillants. Je m’imagine m’avançant vers lui, conquérante, l’obligeant à se retourner pour que je puisse le soumettre aux idées folles qui me viennent à l’esprit. Mes mains plaqueraient les siennes sur son fauteuil. Ma bouche lui intimerait l’ordre de ne pas bouger. Sans attendre son accord, je déboutonnerais ensuite cette chemise libérant son torse. Ma bouche chercherait alors à goûter, lécher, mordiller sa peau et ses tétons. Mes mains sauvageonnes s’amuseraient à accompagner dans son dos mes baisers ; je m’imagine féline, griffant sa peau au gré de mon désir. J’aimerais à cet instant précis sentir son souffle s’accélérer sous l’intensité de mes caresses.

Mon délire s’intensifie, mon envie aussi. Je sens au fond de ma culotte l’humidité chaude s’étendre sur ma chatte. Dès lors, je m’imagine déboutonner son pantalon. Je respirerais son sexe, rapprochant dangereusement ma bouche et mes lèvres du gland turgescent. Toujours livré à mes fantasmes, je l’engloutirais alors, gourmande. Commencerait ensuite une délicieuse danse, faite de de va-et-vient. Ma langue jouerait la trouble-fête en léchant de façon imprévisible le bout de son gland.

Mon plus grand désir alors serait de sentir cette queue brulante venir ravager ma chatte. Je l’imagine me retourner sur la table et envoyer balader tous les verres qui s’y trouvent. Il relèverait ma jupe et, sans aucune préoccupation pour moi baignant dans cette odeur de rhum, me limerait encore et encore jusqu’à l’implosion.

Ces idées coquines associées à ce délicieux cocktail siroté m’ont donné très envie. Je sens mon clitoris gonflé. Ma chatte, lubrifiée par ces fantasques pensées, n’attend plus que je vienne moi-même la libérer du désir qui la consume. Je me lève donc pour aller seule aux toilettes, jouer de mes doigts. Je glisse ma main sous ma jupe. Elle n’a aucune peine à trouver sous mon string ma chatte enflammée. L’orgasme survient très rapidement : quelques effleurements de mon clito suffisent,  associés à un doigté fin de mon vagin.

Lorsque je ressors des toilettes, sa table est vide. Je me dirige nonchalamment vers la mienne, confrontée au constat amer que certaines fois, la chasse hélas est vaine. Je me rassois et demande au serveur l’addition. C’est alors qu’il m’informe, pour mon plus grand plaisir, que non seulement les verres ont déjà été réglés, mais qu’en outre l’objet de mes désirs m’a laissé une carte avec son numéro. Une seule consigne : «Appelez-moi ! David ».