Alone without Valentin

Il y a déjà quelques jours que je n’arrive pas à écrire, je ne trouve plus le temps ou je ne veux plus le trouver. Ma tête déborde, les idées s’entassent et je les stocke dans des cases où il me reste de la place. Je n’ai plus envie de réfléchir, plus envie de me faire souffrir. Ma sensiblerie me gâches la vie, elle m’étouffe. J’essaie de la contenir alors  j’adore passer des heures à faire du ménage chez moi. Nettoyer l’extérieur en espérant qu’un jour à l’intérieur ce sera enfin clean. Je sais pourtant que ce combat est perdu d’avance. Parce que y’a trop de déchets dans ma vie et surtout depuis trop longtemps.

Oui, je sais que y’a forcément plus malheureux que moi, je sais que après la pluie revient le soleil. L’hiver s’éloigne et avec lui, j’aperçois des signes que le retour au calme est possible. Les oiseaux qui chantent le matin quand je pars au boulot, le soleil qui irradie de plus en plus tôt, les températures qui laissent émerger les premières pousses. Mais … L’hiver peut revenir, les giboulées peuvent encore tout abîmer!

Avoir des repères, des habitudes. Mais ne plus se sentir contenue par celles-ci, se demander si c’était une bonne idée, si ma dépendance va un jour trouver un maître afin d’alléger ma décadence…

Deuxième week-end seule. Deuxième week-end à rattraper, se lever et ne pas pouvoir ouvrir les volets. Ne pas avoir envie, vouloir rester là au fond du lit et ne pas affronter la vie et ses folies. Se forcer enfin, sourire à son bambin et se dire qu’une ballade au bord de mer va peut être assouvir mes besoins de câlins.

Regarder la mer, la regarder seule et libre. Libre de son destin, de ses choix et de ses envies, libre d’envoyer tout balader, libre d’exploser et de tout saccager. Ou au contraire, libre de se laisser dompter, libre de laisser voguer les marins où ils sont en besoin… S’apaiser, respirer, lui sourire enfin!

~ par millie le 22 février 2009.